La Syrie «est arrivée à un point de non-retour», selon le président turc

Avec Reuters

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La répression violente du mouvement de contestation en Syrie risque de «précipiter toute la région dans des troubles et dans un bain de sang», a estimé ce mercredi le président turc, Abdullah Gül.

La veille, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait accusé le régime au pouvoir à Damas de «lâcheté» parce qu'il fait tirer l'armée sur la foule des manifsetants. Erdogan avait poussé jusqu'à comparer le président syrien, Bachar al-Assad, à Hitler ou Mussolini. Signe que les dirigeants turcs pourraient ne pas s'en tenir aux déclarations au vitriol et passer aux actes, des médias turcs rapportent mercredi que le commandant en chef de l'armée de terre turque a inspecté les troupes stationnées près de la frontière avec la Syrie.

«Nous avons exercé d'énormes efforts, au grand jour comme en coulisse, pour convaincre les dirigeants syriens de procéder à une transition démocratique», a déclaré Abdullah Gül dans un discours prononcé à Londres. «La violence engendre la violence. Aujourd'hui, malheureusement, la Syrie est arrivée à un point de non retour», a-t-il ajouté.