Les réfugiés au temps du choléra

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Près de 500 000 personnes vivent dans les cinq camps de la région de Dadaab.
Près de 500 000 personnes vivent dans les cinq camps de la région de Dadaab. — T. MUKOYA / REUTERS

Soixante cas de choléra ont été constatés ces derniers jours dans les camps de réfugiés somaliens de la région de Dadaab, dans le nord du Kenya, ont annoncé hier les Nations unies. « Dix cas ont été confirmés par des laboratoires et un décès a été constaté », a précisé à Genève Andrej Mahecic, porte-parole du Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Le choléra, infection intestinale souvent liée à la consommation d'eau non potable, provoque diarrhées et vomissements, et peut conduire à la mort par déshydratation. L'insécurité dans la région complique les opérations humanitaires. Mi-octobre, deux employées espagnoles de Médecins sans frontières (MSF) ont été enlevées. Une centaine de policiers kényans ont été envoyés en renfort dans les cinq camps de la région de Dadaab, où vivent près de 500 000 personnes.