Grèce: Georges Papandréou démissionne, la nomination d'un nouveau gouvernement repoussée

MONDE Filippos Petsalnikos, le président du Parlement, pourrait le remplacer...

C.C. avec Reuters
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Georges Papandréou au Parlement grec, le 3 novembre 2011.
Georges Papandréou au Parlement grec, le 3 novembre 2011. — ARGYROPOULOS/SIPA

Georges Papandréou a officiellement démissionné de son poste de Premier ministre de la Grèce. Attendue avec impatience par le reste de l’Union européenne et les Etats-Unis, la composition du nouveau gouvernement grec devait être annoncée ce mercredi à l'issue d'une série de réunions politiques entre le président de la République, George Papandréou et les chefs de file des partis politiques du pays, mais cette dernière a été repoussée à jeudi en l'absence d'un consensus. 

C'est le président du Parlement, Filippos Petsalnikos, qui devrait en prendre la tête selon des sources proches des deux principaux partis grecs. Alors que le nom de Lucas Papademos, l'ancien vice-président de la Banque centrale européenne, circulait ces derniers jours pour le poste de Premier ministre, de nouveaux noms de candidats potentiels ont commencé à circuler, ceux de Filippos Petsalnikos, et du député socialiste du  Pasok, le parti au pouvoir, Apostolos Kaklamanis, qui ont tous les deux démenti les dernières rumeurs.

Vassilios Skouris tient la corde

Vassilios Skouris, le président de la Cour de justice européenne, tenait pourtant la corde ce mercredi matin. «La décision a été prise cette nuit», a indiqué une source politique. Le ministre des Finances Evangelos Venizelos devrait conserver son portefeuille.

Les socialistes du Pasok et de Nouvelle Démocratie (ND, principale formation conservatrice de l'opposition) dont les querelles intestines sont à l’origine des blocages se préparent néanmoins à former un gouvernement d'union nationale appelé à diriger le pays jusqu'aux élections anticipées de février prochain. Les partis ont décidé de mettre en place une «coalition des cent jours» qui devra obtenir l'aval du parlement sur le plan de sauvetage de 130 milliards d'euros élaboré par l'UE.

Des engagements clairs attendus par l’UE

A l'issue d'une réunion de l'Eurogroupe, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a déclaré lundi soir qu'il était «essentiel que le nouveau gouvernement prenne des engagements clairs, par écrit, envers le programme UE-FMI et l'ensemble des éléments inclus dans le deuxième plan (d'aide)».

La Grèce, dont une part importante de la dette arrive à échéance en décembre, est menacée de faillite si elle n'obtient pas l'aide promise par ses partenaires. Pour les pays de la zone euro, c'est sa crédibilité face aux marchés financiers internationaux qui est en question.