Des dizaines de milliers de manifestants demandent le départ de Berlusconi

ITALIE la situation devient de plus en plus compliquée pour le Cavaliere...

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Le Parti démocrate, principale force d'opposition de gauche en Italie, a rassemblé des dizaines de milliers de manifestants samedi à Rome, pour un meeting très coloré aux accents nationalistes sous le mot d'ordre "la Constitution italienne, la plus belle du monde".
Le Parti démocrate, principale force d'opposition de gauche en Italie, a rassemblé des dizaines de milliers de manifestants samedi à Rome, pour un meeting très coloré aux accents nationalistes sous le mot d'ordre "la Constitution italienne, la plus belle du monde". — Alberto Pizzoli afp.com

Le Parti démocrate, principale force d'opposition de gauche en Italie, a rassemblé des dizaines de milliers de manifestants samedi à Rome, pour un meeting très coloré aux accents nationalistes sous le mot d'ordre «la Constitution italienne, la plus belle du monde».

Les manifestants étaient massés devant un grand podium aux couleurs du drapeau tricolore italien (vert, blanc, rouge) et beaucoup portaient des pancartes et banderoles appelant au départ du chef du gouvernement Silvio Berlusconi sous le slogan: «Silvio va-t-en !».

«Plus vite on les met à la casse, mieux c'est», disait une autre placardée de photos de ministres de la majorité de centre-droit mais aussi de l'avocat de Berlusconi, Niccolo Ghedini, et de son avenante ex-hygiéniste dentaire promue conseillère régionale à Milan, Nicole Minetti.

«Silvio démissionne»

Beaucoup de pancartes réagissaient aussi avec dédain à des déclarations la veille à Cannes de Berlusconi qui a affirmé que la crise n'était «pas forte» en Italie et que «tous les restaurants et les avions étaient pleins».

«Je vais au restau mais pour faire la plonge», disait l'une d'elle.

Des manifestants portaient aussi des mannequins à l'effigie d'Umberto Bossi, le chef de la Ligue du nord et allié clé du gouvernement, avec autour du cou la phrase: «Silvio change ma couche».

«Honte, honte et Silvio démissionne», étaient les slogans les plus répétés par la foule.

Etoile montante de la gauche

Matteo Renzi, jeune maire de Florence, considéré comme une étoile montante de la gauche mais décrié parfois comme trop modéré, a été contesté à son arrivée par des manifestants dont certains l'ont traité de «communiste de droite» tandis que d'autres lui disaient «d'aller à Arcore», la résidence de Silvio Berlusconi où il avait été reçu il y a quelques mois pour un entretien privé controversé.

Renzi a répliqué en parlant du Parti démocrate comme de «sa maison» et en jugeant «absurde que l'on puisse envisager qu'il ne participe pas à la manifestation de son parti et n'exprime pas ses idées».