Un roi autoritaire et déphasé

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Dès son accession au trône en juin 2001, le roi Gyanendra a été soupçonné de penchants absolutistes. De fait, en février 2005, sous prétexte de lutter contre la rébellion maoïste, le souverain limoge le gouvernement et s'arroge les pleins pouvoirs.

Déjà, son arrivée au pouvoir avait suscité des interrogations : seuls lui, sa femme et ses enfants avaient échappé au massacre de la famille royale, officiellement perpétré par le prince héritier de l'époque. Autoritaire comme son père, Mahendra – qui s'empara du pouvoir en 1960 –, Gyanendra s'était opposé, en 1990, à la décision de son frère, le roi Birendra, d'instaurer une monarchie parlementaire. « Il se comporte comme son père. Mais nous ne sommes plus en 1960, il est déphasé », estime Marc Gaborieau, retraité du CNRS et de l'Ehess, qui ne voit pas qui pourrait monter sur le trône à sa place.

C. L.