Primaires républicaines: Herman Cain accuse Rick Perry d'être derrière la polémique le visant

ETATS-UNIS Celui qui a fait un bond dans les sondages fait face à des accusations de harcèlement sexuel...

Avec Reuters
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Le candidat à l'investiture républicaine, Herman Cain.
Le candidat à l'investiture républicaine, Herman Cain. — J.ERNST/REUTERS

Le roi de la pizza découvre les joies de la politique. Herman Cain, candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle américaine de 2012, a accusé mercredi son rival Rick Perry d'avoir orchestré le retour à la surface d'accusations de harcèlement sexuel.

Le site internet Politico a révélé lundi que Herman Cain, en tête de certains sondages pour la primaire républicaine, avait été accusé de harcèlement sexuel dans les années 1990 lorsqu'il dirigeait l'Association nationale de la restauration. «Il y a des factions qui tentent de me détruire moi et mon camp», a accusé mercredi le candidat républicain, qui conteste ces allégations. Son secrétaire général, Mark Block, a demandé des excuses au «camp de Perry (...) pour cet acte détestable».

 

35.000 dollars versés

Le porte-parole de Rick Perry, Ray Sullivan, a démenti que son camp soit lié à ces révélations.

A quelques semaines des premières primaires républicaines, Cain et Perry sont en concurrence pour représenter les conservateurs face à Mitt Romney, un républicain plus libéral. La résurgence de cette affaire pourrait mettre un terme à l'ascension d'Herman Cain dans les sondages.

 

Les deux plaignantes ont fini par quitter l'organisation moyennant des indemnités et un engagement à ne pas évoquer l'affaire. Un consultant politique de l'Oklahoma, lié à la campagne de Rick Perry, a dit à une radio locale avoir assisté à un cas de harcèlement sexuel à l'époque où il collaborait avec l'organisation dirigée par Herman Cain.

 

«Si (la victime) s'exprime, ce sera probablement la fin de sa campagne», a prédit le consultant, Chris Wilson. L'avocat d'une des deux employées a dit que sa cliente tentait de se libérer de sa clause de confidentialité pour raconter les épisodes incriminant Cain.

 

Mercredi, le New York Times a révélé qu'une des deux femmes avait à l'époque reçu une indemnité de 35.000 dollars, soit un an de salaire, à son départ de l'association.