Syrie: Le CNS réclame le gel de l'adhésion du régime à la Ligue arabe

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L'opposition syrienne a accusé mercredi le régime de Bachar al-Assad d'escalade, à quelques heures d'une réunion arabe au Caire durant laquelle Damas doit donner sa réponse formelle à un plan de sortie de crise.
L'opposition syrienne a accusé mercredi le régime de Bachar al-Assad d'escalade, à quelques heures d'une réunion arabe au Caire durant laquelle Damas doit donner sa réponse formelle à un plan de sortie de crise. — afp.com

Le Conseil national syrien (CNS), qui réunit la majorité des courants de l'opposition, a demandé ce mercredi à la Ligue arabe de «geler l'adhésion» de la Syrie, affirmant que Damas a répondu à sa proposition de médiation «par une escalade de la répression».

«Le régime veut gagner du temps»

La Ligue arabe a proposé au régime de Bachar el-Assad un plan prévoyant un «arrêt immédiat» de la violence et le «retrait des chars» afin «d'adresser un message rassurant à la rue syrienne», avant l'amorce d'un «dialogue national» avec l'opposition.

«L'escalade de la répression par le régime syrien qui a fait des dizaines de victimes en quelques jours est sa réponse au plan proposé par la Ligue arabe», affirme le CNS dans un communiqué. «Le comportement sanguinaire du régime montre qu'il fait fi des efforts arabes visant à arrêter l'effusion du sang et à éviter les ingérences étrangères. Le régime veut gagner du temps», poursuit le CNS.

«Nous appelons par conséquent la Ligue arabe à geler l'adhésion de la Syrie»

«Nous appelons par conséquent la Ligue arabe à geler l'adhésion de la Syrie, à assurer la protection des civils et à reconnaître le CNS comme le représentant de la Révolution syrienne», indique le Conseil. «Nous demandons par ailleurs au peuple de serrer les rangs et d'intensifier sa révolution pacifique jusqu'à la réalisation de toutes ses aspirations», poursuit-il.

Né fin septembre à Istanbul, le CNS réunit pour la première fois la majeure partie des tendances politiques, comptant notamment dans ses rangs les Comités locaux de coordination (LCC) qui chapeautent les manifestations sur le terrain, les libéraux, la confrérie des Frères musulmans interdite de longue date en Syrie, ainsi que des partis kurdes et assyriens.