L'Amérique latine est la région la plus violente au monde selon un rapport

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L'Amérique latine est la région la plus violente au monde, révèle un rapport publiée jeudi par le secrétariat de la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement, une initiative diplomatique lancée en 2008
L'Amérique latine est la région la plus violente au monde, révèle un rapport publiée jeudi par le secrétariat de la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement, une initiative diplomatique lancée en 2008 — Raul Arboleda afp.com

L'Amérique latine est la région la plus violente au monde, révèle un rapport publiée ce jeudi par le secrétariat de la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement, une initiative diplomatique lancée en 2008. «Un quart de toutes les morts violentes a lieu dans 14 pays seulement», pointe la deuxième édition du «Fardeau mondial de la violence armée», dont la première édition ne disposait pas de statistiques par pays.

Le Salvador est le pays le plus violent au monde

Six de ces pays se trouvent en Amérique latine (Salvador, Honduras, Colombie, Venezuela, Guatemala et Belize) où les groupes armées, souvent liés au trafic de drogue, font des ravages, selon le rapport présenté jeudi mais dont les statistiques datent de 2009. Cela prouve que «la plupart des pays touchés par les morts violentes ne sont pas en guerre», selon Keith Krause, professeur à l’Institut de Hautes Etudes internationales et du développement à Genève (IUHEID) qui a participé à l'élaboration du document.

Le Salvador est le pays le plus violent au monde avec plus de 60 morts pour 100.000 habitants. Entre 2004 et 2009, proportionnellement plus de personnes ont été tuées au Salvador qu'en Irak qui reste toutefois le deuxième pays le plus violent au monde, suivi de la Jamaïque.

Il n'y a eu pas de «grands changements ces trois dernières années»

D'après le rapport, 526.000 personnes meurent de mort violente chaque année dans le monde, mais seulement 55.000 d'entre elles ont perdu la vie dans le cadre d'un conflit ou en raison du terrorisme, selon le rapport. Par ailleurs, quelque 200.000 individus perdent la vie dans les zones de conflit des suites de causes indirectes telles que la malnutrition et des maladies évitables. Il n'y a eu pas de «grands changements ces trois dernières années», pointe Keith Krause.

La Déclaration de Genève compte 110 signataires. Cette initiative diplomatique vise à soutenir les Etats et la société civile dans leurs efforts pour réduire de manière tangible la violence armée d'ici 2015. Lundi et mardi prochain se tiendra à Genève une conférence ministérielle, convoquée par la Suisse et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), pour examiner les progrès réalisés et «fixer clairement les priorités». La présidente de la Confédération helvétique, Micheline Calmy-Rey, ouvrira la conférence.