La Corée du Nord continue de représenter une «menace sérieuse»

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Le chef du Pentagone Leon Panetta a dénoncé mercredi la "menace sérieuse" posée par la Corée du Nord et réaffirmé l'engagement de Washington pour la sécurité du Sud en arrivant à Séoul, au lendemain de pourparlers américano-nord-coréens qualifiés de "constructifs".
Le chef du Pentagone Leon Panetta a dénoncé mercredi la "menace sérieuse" posée par la Corée du Nord et réaffirmé l'engagement de Washington pour la sécurité du Sud en arrivant à Séoul, au lendemain de pourparlers américano-nord-coréens qualifiés de "constructifs". — Toshifumi Kitamura afp.com

La Corée du Nord continue de poser une «menace sérieuse» pour la sécurité dans la péninsule coréenne, a estimé mercredi le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta à son arrivée en Corée du Sud, au lendemain de pourparlers avec Pyongyang sur le nucléaire.

«La Corée du Nord continue de poser une menace sérieuse (...). Pyongyang continue de défier la communauté internationale alors qu'il développe ses armes nucléaires et ses capacités balistiques», écrit le chef du Pentagone dans une tribune dans le quotidien sud-coréen Chosun Ilbo.

«En travaillant ensemble, nos armées continueront de dissuader toute agression nord-coréenne et à se tenir prêtes à vaincre le Nord s'il portait la guerre contre nous», ajoute-t-il.

Le ministre américain est arrivé mercredi après-midi à Séoul, dernière étape d'une tournée en Asie après l'Indonésie et le Japon au cours de laquelle il a réaffirmé l'engagement militaire américain dans le Pacifique, appelé à être au coeur de la stratégie de Washington.

Aide contre abandon du programme nucléaire

Le secrétaire américain promet également que la Corée du Sud, où sont stationnés 28.500 soldats américains, continuera de bénéficier du parapluie nucléaire américain afin que la Corée du Nord soit sûre de la volonté américaine de «répondre de façon décisive à toute agression nucléaire».

Leon Panetta est arrivé à Séoul au lendemain de pourparlers entre Etats-Unis et Corée du Nord à Genève, qualifiés de «positifs» et «constructifs» sur le nucléaire par le chef de la délégation américaine Stephen Bosworth.

Ces discussions, les deuxièmes en quelques mois, visent à relancer un processus de négociations de désarmement nucléaire jusqu'ici dans l'impasse.

Les négociations à Six (les deux Corée, la Chine, le Japon, la Russie et les Etats-Unis) visent à convaincre Pyongyang d'abandonner son programme nucléaire en échange d'une aide importante.

Ces discussions laborieuses, ouvertes en 2003, sont au point mort depuis décembre 2008. Pyongyang s'en était officiellement retiré en avril 2009, un mois avant de procéder à un deuxième essai nucléaire, après celui de 2006. En 2010, le Nord avait par ailleurs coulé une corvette sud-coréenne --un fait qu'il dément--, puis bombardé une île sud-coréenne.