Un attentat fait neuf morts à Tel-Aviv

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Depuis janvier, l'Etat hébreu n'avait pas été meurtri par un attentat. Mais hier, alors que les Israéliens célébraient la Pâques juive, un kamikaze s'est fait exploser dans la sandwicherie de l'ancienne gare routière de Tel-Aviv, une zone très fréquentée par les ouvriers étrangers. Neuf personnes sont mortes en plus du kamikaze, et des dizaines ont été blessées, dont plusieurs gravement. Le kamikaze, Samir Hamad, n'avait que 16 ans et était originaire d'un village de la région de Djénine, en Cisjordanie.

Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier en Israël depuis celui commis le 31 août 2004. Il a été revendiqué par le Djihad islamique, auteur des sept derniers attentats-suicides en Israël. Le groupe armé palestinien a fait savoir que l'attaque coïncidait avec « la Journée du prisonnier » (en solidarité avec les quelque 9 000 Palestiniens détenus en Israël) et qu'elle constituait une riposte aux « massacres israéliens et au siège imposé » aux Palestiniens.

L'attentat a été condamné par le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui a appelé les Occidentaux à intervenir pour mettre fin à la « grave détérioration » de la situation dans la région. Le gouvernement palestinien du Hamas a, quant à lui, fait porter la « responsabilité » à Israël : « L'occupation israélienne poursuit ses agressions contre les fils du peuple, les assassinats, les invasions, les arrestations », a affirmé le porte-parole du gouvernement Ghazi Hamad.

De son côté, le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a promis que son pays « saura riposter à l'attentat par les moyens qui s'imposent. Le gouvernement israélien fera tout ce qu'il faut pour s'occuper des terroristes et de ceux qui les envoient », a-t-il ajouté, hier après- midi, lors de la réunion inaugurale à Jérusalem de la 17e Knesset (Parlement), dont les membres ont été élus le 28 mars.

L'Iran va fournir 50 millions de dollars au gouvernement Hamas, qui fait face à une suspension des aides occidentales.