Libye: Le pouvoir intérimaire libyen montre ses forces à Tripoli

Reuters

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Le pouvoir intérimaire libyen a entrepris ce samedi de renforcer la sécurité dans la capitale Tripoli, au lendemain de combats contre des partisans de Mouammar Kadhafi, les premiers dans la capitale libyenne depuis la chute de la ville aux mains des ex-rebelles.

Des barrages supplémentaires ont été édifiés dans les rues de la capitale, particulièrement dans et autour du quartier d'Abou Salim, théâtre des affrontements survenus vendredi.

Des véhicules équipés de mitrailleuses ont été déployés dans ce quartier, tirant quelques rafales contre des habitations pour faire sentir leur présence. Des combattants du Comité national de transition (CNT) ont fouillé des immeubles mais aucun accrochage n'a été signalé samedi.

Quelques dizaines de combattants kadhafistes

Les combats survenus vendredi à Tripoli semblent avoir été limités géographiquement et seuls quelques dizaines de combattants kadhafistes y auraient participé. Ils sont toutefois les premiers signes d'une résistance armée au CNT dans la capitale libyenne depuis que la ville est tombée aux mains des anciens rebelles le 23 aoât, après 42 années de pouvoir de Mouammar Kadhafi.

Deux partisans du «guide» déchu et un combattant du CNT sont morts dans ces violences, a déclaré Abdel Razak al Oraïdi, responsable du CNT, au cours d'une conférence de presse dans la capitale.

Composé essentiellement d'immeubles résidentiels, Abou Salim a été le dernier quartier de Tripoli à tomber aux mains des combattants du CNT après six mois de guerre civile.

Mouammar Kadhafi reste introuvable depuis la chute de Tripoli et il a multiplié les appels au soulèvement.

Aucune avancée majeure

Certains de ses partisans sont toujours retranchés à Syrte, sa ville natale le long de la côte méditerranéenne, et à Bani Walid, dans le désert au sud de Tripoli.

A Syrte, les forces gouvernementales ont poursuivi samedi leurs bombardements sur la poche de kadhafistes reclus dans le centre de la ville. Elles l'ont bombardée avec des missiles Grad, des chars et des batteries anti-aériennes. Après plusieurs semaines de siège, aucune avancée majeure ne semblait imminente.