Pologne: Un parti anticlérical aux portes du Parlement

Reuters

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A une semaine des élections législatives en Pologne, Janusz Palikot, fondateur d'un parti anticlérical et libertaire, est en passe de réussir son pari: franchir le seuil des 5% des voix nécessaire pour être représenté au parlement.

Les sondages publiés la semaine passée donnent sa liste, le Mouvement de soutien pour Palikot (RPP) autour de 6 à 7% des intentions de vote. L'institut Estymator lui prête même un score d'un peu plus de 8%. Pour ce politique atypique et volontiers provocateur qui se rêve en «faiseur de roi» de la prochaine majorité, l'objectif semble à portée de main.

Un transsexuel et un prêtre défroqué sur les listes

Janusz Palikot a quitté l'an dernier la Plateforme civique (PO) du Premier ministre libéral Donald Tusk, dont il était l'un des députés, pour créer un parti de la «Pologne moderne», anticlérical, favorable à la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse et du cannabis.

Sur ses listes on compte notamment un transsexuel et un prêtre défroqué dont la présence ne passe pas inaperçue dans un pays où l'Eglise catholique exerce encore une grande influence.

Même si l'écart semble s'être creusé en faveur de la Plateforme civique de Tusk, les élections législatives de dimanche prochain s'annoncent serrées entre la formation centriste au pouvoir depuis 2007 et le parti Droit et Justice (PiS), la droite conservatrice conduite par Jaroslaw Kaczynski.