Syrie: La Russie hostile au nouveau projet de résolution

Reuters

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La Russie reste hostile au projet de résolution condamnant la répression des manifestations antigouvernementales en Syrie, bien que la dernière version mise en circulation au Conseil de sécurité de l'ONU ne recommande pas l'adoption immédiate de sanctions.

L'ambassadeur Vitali Tchourkine a annoncé mercredi avoir distribué son propre projet de résolution aux 14 autres Etats membres du Conseil de sécurité. Le texte, que Moscou a déjà présenté dans une version un peu différente, se contente d'exprimer l'inquiétude du Conseil au sujet de la répression. 

Le projet que la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Portugal ont mis en circulation mardi pour sortir de l'impasse brandit la menace de sanctions si l'administration de Bachar al Assad ne met pas fin aux opérations militaires contre des civils.  Ses termes expriment toutefois une «volonté claire de changer de régime», ce qui ne satisfait pas Moscou, a expliqué Vitali Tchourkine.

«Nous avons entendu plusieurs capitales dire qui est légitime et qui ne l'est pas et nous pensons que cette façon de penser et de parler encourage la violence en Syrie.» 

Les puissances occidentales, a poursuivi le diplomate, «encouragent les éléments destructeurs de l'opposition (...) et, de notre point de vue, cela aura des conséquences dramatiques et tragiques pour la Syrie et la région».