Geste d'ouverture du Hamas à Israël : une fausse alerte

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Les partis Hamas et Fatah ont repris jeudi les discussions à Gaza en vue de la formation d'un gouvernement palestinien de coalition dirigé par le mouvement radical.
Les partis Hamas et Fatah ont repris jeudi les discussions à Gaza en vue de la formation d'un gouvernement palestinien de coalition dirigé par le mouvement radical. — Abdel Halim Abou Askar AFP/Archives

Un pas en avant, deux pas en arrière. C'est ce qu'a fait hier le chef de la diplomatie du Hamas, Mahmoud Zahar. Mardi, il avait envoyé une lettre au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, dans laquelle il évoquait pour la première fois une solution du conflit avec Israël fondée sur « deux Etats », sans mentionner explicitement le nom d'Israël. « Nous souhaitons, comme tous les Etats du monde, vivre en liberté et en sécurité, et que notre peuple puisse jouir de la paix et l'indépendance, côte à côte avec nos voisins dans ce lieu saint du monde », écrivait-il. Mais Zahar a ensuite déclaré à la BBC que la référence à une solution fondée sur « deux Etats » était une « erreur » et que ce n'était pas la position du Hamas. Il a argué avoir demandé que cette mention soit supprimée de la version envoyée à Annan, et qu'elle avait été maintenue « par erreur ». Cette déclaration intervenait à la veille d'une réunion du cabinet Hamas. Hier, à l'issue de cette dernière, le mouvement islamiste – considéré comme terroriste par les Etats-Unis et l'UE – a annoncé que les caisses de l'Autorité palestinienne étaient « complètement vides ». Il a aussi décidé de geler les nominations de fonctionnaires réalisées par le précédent cabinet.