Proche-Orient: L'opposition française pour la reconnaissance de l'Etat palestinien

Avec Reuters

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L'opposition de gauche à l'Assemblée nationale est unanime à prôner la reconnaissance par la France d'un Etat palestinien au moment où Nicolas Sarkozy s'efforce ce mercredi à New York de désamorcer les tensions que cela risque de provoquer.

«Il y a un espoir qui ne doit pas être gâché»

Après le groupe socialiste mardi, qui a déposé une proposition de résolution appelant la France à franchir le pas, les dirigeants communistes ont adressé une lettre à Nicolas Sarkozy dans laquelle ils lui demandent «solennellement» de «soutenir la démarche palestinienne à l'ONU et de prendre les dispositions nécessaires pour que la France reconnaisse l'Etat de Palestine dans les frontières de 1967». «Il y a un espoir qui ne doit pas être gâché», a déclaré le secrétaire national du PC, Pierre Laurent.

Le PC a également annoncé que le Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF) avait lancé une pétition en faveur de la reconnaissance de l'Etat palestinien signée par de nombreuses personnalités, de l'humoriste Christophe Alévêque au président de l'Union nationale des étudiants de France (Unef), Emmanuel Zemmour, en passant par l'écrivain Didier Daeninckx et l'ambassadeur de France Stéphane Hessel.

Lettre ouverte contre la résolution

Une centaine de députés et sénateurs, sous la conduite des présidents des groupes d'amitié France-Israël des deux assemblées, Claude Goasguen (UMP) et Jean-Pierre Plancade (Divers droite), ont en revanche signé une lettre ouverte dans laquelle ils demandent à Nicolas Sarkozy «de s'opposer à la résolution visant à imposer de façon unilatérale la reconnaissance d'un Etat palestinien».

Mais le député du Nouveau centre Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères, a réaffirmé sa position en faveur d'une reconnaissance de l'Etat palestinien et a déposé le 6 septembre à l'Assemblée une proposition de résolution identique à celles de l'opposition de gauche.