Un psy chez les séminaristes

Vincent Vantighem

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Mgr André-Joseph Léonard, primat de Belgique (archives).
Mgr André-Joseph Léonard, primat de Belgique (archives). — T. ROGE / REUTERS

Jean-Pierre Coenen n'irait pas jusqu'à leur « jeter la pierre » sur laquelle ils ont bâti leur église. Mais le président de la Ligue des droits de l'enfant de Belgique juge tout de même « insuffisantes » les mesures annoncées, lundi soir, par l'Eglise du plat pays pour lutter contre la pédophilie. D'ici à quelques mois, les séminaristes seront en effet soumis à des tests psychologiques afin de déceler leurs éventuelles tendances pédophiles. Ce n'est qu'une fois ce test passé qu'ils pourront être ordonnés prêtre. L'initiative a été lancée à la télévision flamande par Mgr André-Joseph Léonard, le primat de Belgique.

Un suivi pendant quelques années
« Pour moi, ce sont les mêmes examens que l'on fait subir en entreprise avant une embauche, explique le père Tommy Scholtes, directeur des rédactions des médias catholiques belges. Il y aura ensuite un suivi des séminaristes pendant quelques années pour voir l'évolution des choses. » Une nécessité pour la Ligue des droits de l'enfant. « On peut penser que tout va bien à 25 ans. Mais qui peut dire comment se comportera un homme après vingt ans d'abstinence, interroge Jean-Pierre Coenen. Le mieux serait de revenir sur la question du célibat des prêtres. »

plainte

Vendredi, 70 victimes ont déposé une plainte collective devant le tribunal de Gand. Elles accusent l'Eglise belge et le Saint-Siège de « crime contre l'humanité ».