Italie: La justice accélère l'un des procès de Silvio Berlusconi

Reuters

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Le verdict de l'affaire Mills, dans laquelle Silvio Berlusconi est poursuivi pour subornation de témoin, pourrait intervenir plus tôt que prévu après la décision, ce lundi, du tribunal de réduire la liste des témoins à entendre.

L'affaire Mills est l'une des quatre pour lesquelles le chef du gouvernement italien est actuellement poursuivi. Le procès a repris en mars après la levée de l'immunité automatique du président du Conseil mais l'affaire sera classée en février si aucun verdict n'est rendu, en raison du délai de prescription.

Si le président du Conseil italien est déclaré coupable avant cette échéance, le verdict sera symbolique puisque ses avocats feront sans doute appel et que le nouveau procès ne pourra pas se tenir avant l'extinction du délai de prescription.

Dans cette affaire, qui remonte à 1997, Silvio Berlusconi est accusé d'avoir donné 600.000 dollars à l'avocat britannique David Mills pour qu'il fournisse un faux témoignage. Silvio Berlusconi dément les faits qui lui sont reprochés.

Le chef du gouvernement a assisté à l'audience lundi. Il n'a pas parlé aux journalistes, si ce n'est pour plaisanter: «Je vais bien. Vous en revanche, vous avez une sale tête».

L'avocat de Berlusconi, Niccolo Ghedini, a réagi violemment à la décision des juges d'ôter dix personnes de la liste des témoins, affirmant que cela nuirait à la défense.

Le dernier témoin, Mills lui même, doit être entendu le 24 octobre. Le tribunal espère auditionner Berlusconi le 28 octobre.

Mills a été condamné à quatre ans et demi de prison pour avoir reçu l'argent de Berlusconi mais une juridiction supérieure a invalidé le verdict en invoquant la prescription.

Le président du Conseil est poursuivi dans trois autres affaires, dont le "Rubygate", où il est accusé d'abus de pouvoir et incitation à la prostitution de mineures.