Centrafrique: Accrochage meurtrier dans une zone diamantifère

Reuters

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Des heurts entre deux anciens groupes rebelles pour le contrôle d'une région diamantifère du centre-est de la Centrafrique ont fait au moins 21 morts, a-t-on appris lundi.

Ces accrochages ont éclaté en début de semaine dernière entre membres de l'UFDR et du CPJP à Bria, localité située à 600 km à l'est de Bangui, la capitale.

Ils risquent de tourner à un conflit tribal, des informations faisant état de combattants allant de maison en maison pour traquer leurs adversaires sur une base ethnique.

«Toute cette affaire tourne autour du contrôle d'une mine de diamants située dans une zone aux mains de l'UFDR mais qui est aujourd'hui occupée par des éléments du CPJP», a déclaré à Reuters Oumar Rodongo, qui travaille pour la municipalité de Bria.

Joint par téléphone, ce responsable a donné un blian de 21 morts et de nombreux blessés.

Les habitants font pour leur part état de cadavres laissés au bord des routes dans le secteur de Bornou, à la phériphie de Bria, où coexistent les ethnies Goula et Rounga. L'UDFR est principalement composée de Goula alors que les Rounga appartiennent plutôt au CPJP.

Ces deux anciens groupes rebelles ont signé des accords de cessez-le-feu avec le gouvernement central de Bangui au terme d'années d'insurrection armée. Mais ils ont conservé leur armement.

L'instabilité qui prévaut en Centrafrique, un pays déshérité et enclavé d'Afrique centrale malgré d'importants gisements d'or, d'uranium et de diamants notamment, décourage les investisseurs étrangers.