Marc Ravalomanana sera arrêté s'il revient à Madagascar

Reuters

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L'ancien président Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud depuis le coup d'Etat de mars 2009, sera arrêté s'il revient à Madagascar, a prévenu la ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa.

Sous la pression de la communauté internationale, le président Andry Rajoelina et les principaux partis d'opposition ont signé samedi une «feuille de route» qui autorise le retour sans condition de l'ex-homme fort du pays et prévoit l'organisation d'élections d'ici un an.

«Il sera arrêté à son arrivée dans le pays», a déclaré dimanche soir à Reuters la ministre de la Justice. Le pays est plongé dans l'instabilité depuis le renversement avec l'aide d'une partie de l'armée de Marc Ravalomanana par son rival et ancien maire d'Antananarivo en mars 2009.

Réaction de Ravalomanana

Marc Ravalomanana a été condamné par coutumace à la prison à perpétuité pour la mort de manifestants tués par la garde présidentielle peu avant son éviction du pouvoir.

«Nous allons demander une levée des condamnations contre lui parce qu'il a été jugé par une autorité qui n'avait pas les compétences pour juger un chef de l'Etat», a déclaré Mamy Rakotoarivela, chef de délégation de l'ex-président.

Par la suite, Marc Ravalomanana a réagi en faisant valoir que la ministre de la Justice appartenait à un gouvernement censé devoir laisser la place à une nouvelle autorité de transition. «Le régime illégal est fini. Elle ne peut plus se présenter comme étant ministre de la Justice», a déclaré l'ancien chef de l'Etat dans un communiqué.