Norvège: Détention et isolement prolongés pour Behring Breivik

JUSTICE Après une audience à huis clos le tribunal a décidé de maintenir l'auteur des attaques meurtrières...

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Anders Behring Breivik, suspect des deux attaques à Oslo le 22 juillet, quitte le tribunal le 25 juillet 2011.
Anders Behring Breivik, suspect des deux attaques à Oslo le 22 juillet, quitte le tribunal le 25 juillet 2011. — Jon-Are Berg-Jacobsen / Aftenposten / AFP

Le tribunal d'Oslo a prolongé ce lundi de huit semaines, dont quatre en isolement total, la détention d'Anders Behring Breivik, l'auteur des attaques meurtrières du 22 juillet en Norvège.

Behring Breivik, qui a reconnu être coupable des deux attaques qui ont fait 77 morts au total, sera donc détenu jusqu'au 14 novembre et en isolement total jusqu'au 17 octobre. A l'expiration de ces délais, le tribunal se prononcera de nouveau sur la prolongation des mesures.

«La cour ne trouve pas déraisonnable qu'il soit maintenu en isolement complet en raison du risque que lui ou d'autres détenus puissent contacter des complices (...) et détruire des preuves», a déclaré ce lundi la juge Anne Margrethe Lund à l'issue de l'audience.

Une comparution à huis clos

Cette troisième comparution de Behring Breivik depuis son arrestation le 22 juillet s'est déroulée à huis clos à la demande de la police.

L'avocat de la défense, Geir Lippestad, a indiqué à l'AFP que son client avait «préparé une déclaration écrite» et qu'il avait répété devant la cour qu'ils trouvaient «difficiles» les conditions de détention en isolement total.

Depuis son arrestation le jour des attaques, Behring Breivik est détenu en isolement total, une mesure qu'il avait comparée à une «méthode de torture sadique». Il est en détention provisoire dans une prison de haute sécurité près d'Oslo.

L'accusé a reconnu être l'auteur de l'attentat

L'accusé a reconnu être l'auteur de l'attentat à la bombe contre le siège du gouvernement norvégien à Oslo, puis de la fusillade contre un rassemblement de jeunes sur l'île d'Utoeya, à une quarantaine de kilomètres de la capitale.

Se présentant comme un croisé en guerre contre l'«invasion musulmane» et le multiculturalisme en Europe, il affirme avoir agi seul, tout en évoquant l'existence d'autres cellules en Norvège et à l'étranger.