Français attaqués au Yémen: Les pirates présumés en garde à vue, déférés mardi

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Sept pirates présumés, soupçonnés de l'attaque au large du Yémen du voilier d'un couple français dont le mari est mort, ont été placés en garde à vue et seront déférés mardi au parquet de Paris, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire.

Les sept pirates présumés, qui avaient été arrêtés par la marine espagnole, ont été transférés en France à Paris et placés en garde à vue en région parisienne, a-t-on précisé.

Le mari a été tué

Le couple de Français, Christian et Evelyne Colombo, était parti faire un tour du monde à bord de leur voilier, un catamaran baptisé Tribal Kat, porté disparu le 8 septembre au large du Yémen après avoir lancé un message de détresse.

Christian Colombo, 55 ans, a été tué et son corps jeté par dessus bord lors de l'assaut de son bateau par les pirates. Sa femme, Evelyne a pu être sauvée lors de l'opération militaire menée par un navire espagnol de la force Atalante, chargée de la sécurité du trafic dans l'océan Indien.

De nombreux actes de pirateries dans la zone

Les sept pirates présumés ont été arrêtés lors de cette intervention.

Le Tribal Kat naviguait dans des eaux réputées depuis plusieurs années pour le grand nombre d'actes de piraterie qui y sont perpétrés principalement par des Somaliens, lorsqu'il a lancé son message de détresse.

Quinze pirates somaliens, soupçonnés d'avoir participé aux prises d'otages des navires français Le Ponant et Carré d'As en 2008 et plus récemment du Tanit, un voilier breton au large de la Corne de l'Afrique, ont été au total mis à la disposition de la justice en France et sont détenus dans des prisons françaises.

Le 15 novembre doit s'ouvrir devant la cour d'assises des mineurs de Paris le procès de six Somaliens pour la prise en otages d'un couple de Français à bord du voilier le Carré d'As en septembre 2008 au large de la Somalie. La plupart des pirates arrêtés dans l'océan Indien ont été remis aux autorités kenyanes. Le Kenya est le premier pays d'Afrique orientale à avoir accepté de juger des pirates arrêtés en dehors de ses eaux territoriales.