Etats-Unis: Mitchell juge improbable un revirement palestinien à l'Onu

Reuters

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 Il y a peu de chances que les Etats-Unis parviennent à dissuader les Palestiniens de revendiquer une reconnaissance plus complète aux Nations unies, a déclaré ce jeudi George Mitchell, ancien émissaire américain pour le Proche-Orient.

David Hale, son successeur, et Dennis Ross, directeur de la planification politique au département d'Etat, ont rencontré mercredi Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, dans l'espoir de faire interrompre l'initiative palestinienne à l'Onu. Les Palestiniens cherchent à obtenir un statut plus élevé au sein de l'organisation internationale, soit en y faisant reconnaître un Etat palestinien couvrant la bande de Gaza et la Cisjordanie, soit en obtenant leur reconnaissance comme «Etat non membre».

«Je crois qu'il était et qu'il reste peu probable qu'ils réussissent dans cette tentative», a déclaré George Mitchell lors d'une conférence sur le maintien de la paix à l'université Georgetown de Washington.

Washington devrait mettre son veto

Si les Palestiniens ne tiennent pas compte de l'opposition des Etats-Unis et d'Israël et réclament la pleine reconnaissance d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale, leur démarche échouera très vraisemblablement du fait que Washington y opposera son veto au Conseil de sécurité.

On ignore si les Palestiniens comptent réclamer leur reconnaissance comme Etat membre à part entière, un statut d'observateur renforcé ou les deux à la fois.