Un répit de courte durée pour la zone euro

Gilles wallon

— 

La chancelière Angela Merkel a gagné contre les eurosceptiques qui rejetaient ses plans d'aide.
La chancelière Angela Merkel a gagné contre les eurosceptiques qui rejetaient ses plans d'aide. — AGF / REX / SIPA

Le danger n'est jamais loin dans la zone euro. Hier, dans une décision rassurante pour les marchés financiers, la Cour constitutionnelle allemande a réaffirmé que l'aide qu'avait promise Angela Merkel à la Grèce était légale. Les eurosceptiques, qui avaient déposé une série de recours pour empêcher leur pays de participer au renflouement de la Grèce ou d'autres pays en difficulté, ont donc vu leur demande rejetée. C'est un deuxième signe encourageant pour Athènes, qui arrive en même temps que le vote, hier à l'Assemblée nationale, de la partie française du deuxième plan d'aide à la Grèce. Du côté des Bourses européennes, la décision allemande a également amené un peu de répit. Mais la partie est encore loin d'être jouée. Et les places financières pourraient retrouver des raisons d'être fébriles… pas plus tard que demain.
« Avec cette décision de la Cour, l'Allemagne réclame plus de démocratie : elle demande un droit de regard de son Parlement sur tous les plans d'aide qui pourront être votés. C'est un signal positif », éclaire Philippe Waechter, analyste chez Natixis. Mais cela pourrait ne pas suffire à éteindre l'incendie boursier. « Il faut encore améliorer la coordination budgétaire des pays européens », poursuit l'analyste.
Une nouvelle épreuve attend d'ailleurs la zone euro demain. La Grèce doit renégocier une part importante de sa dette : 37 milliards d'euros. Elle a présenté aux banques européennes un plan de restructuration, qui doit être validé ce vendredi. « Ce plan doit obtenir 90 % d'opinions favorables, prévient Philippe Waechter. C'est loin d'être gagné. La situation reste très fragile. »