Une otage américainerelâchée à Bagdad

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La journaliste américaine Jill Carroll est libre. Après presque trois mois de détention en Irak, la pigiste du quotidien américain Christian Science Monitor a été relâchée. Elle se trouverait à l'ouest de Bagdad, au siège du Parti islamique irakien, selon les déclarations de son chef, Tarek al-Hachémi, qui n'a, en revanche, rien précisé sur les circonstances de la libération. George W. Bush s'est dit « heureux » et « reconnaissant ».

Jill Carroll, 28 ans, installée à Bagdad depuis 2003, y avait été enlevée le 7 janvier dernier. Son interprète avait été tué par balle. Les ravisseurs, les « brigades de la vengeance », avaient menacé de l'exécuter si les prisonnières en Irak n'étaient pas libérées.

Peu après l'annonce de son élargissement, la journaliste a fait une apparition sur la chaîne de télévision « Bagdad », du Parti islamique irakien. « J'ai été bien traitée. Je me sens en bonne forme et je veux retrouver rapidement ma famille », a-t-elle déclaré, la tête recouverte d'un foulard islamique. Cette libération survient une semaine après celle de trois humanitaires occidentaux, au cours d'une opération de la force multinationale à Bagdad.