Echec des négociations à Bani Walid

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Un check-point entre Tarhouna et Bani Walid (Libye), hier.
Un check-point entre Tarhouna et Bani Walid (Libye), hier. — A. MENEGHINI / AP / SIPA

Un représentant du conseil intérimaire au pouvoir en Libye a annoncé dimanche l'échec de négociations pour obtenir la reddition des forces kadhafistes dans le bastion de Bani Walid, dans le désert à 150 km au sud-est de Tripoli. Située sur un promontoire rocheux, Bani Walid est l'un des berceaux des Warfallas, tribu la plus nombreuse et la plus influente de Libye. Avec Syrte, ville natale de l'ancien maître de la Libye, et l'oasis de Sebha, Bani Walid est l'une des dernières localités qui échappent encore aux forces fidèles au Conseil national de transition (CNT), désormais au pouvoir. L'échec des discussions n'a toutefois pas entamé l'optimisme des hommes du CNT, qui restent décidés à faire la preuve de leur capacité à éviter de nouveaux affrontements. « Les gens de Bani Walid sont dignes. Les habitants sont avec nous », assure Aboussif Ghnyah, un négociateur des nouvelles autorités issu lui aussi de la tribu des Warfallas. « Nous ne voulons pas répandre une goutte de sang », assure-t-il à la presse aux abords de Bani Walid. D'autres Warfallas ont été acheminés de Misrata et de Tripoli pour négocier la reddition de la ville. « Ils négocient maintenant entre cousins. Mais, comme vous pouvez le voir, ça ne marche pas très bien », a regretté l'un d'eux. Les forces pro-CNT attendaient hier une décision des nouvelles autorités pour entrer ou pas dans Bani Walid Le négociateur en chef du CNT s'est dit persuadé que deux des fils de Kadhafi, dont Moutassim, ainsi que le porte-parole du colonel libyen Moussa Ibrahim, se trouvaient à Bani Walid.