Terrorisme: Le président pakistanais tente d'atténuer les craintes de Pékin

Reuters

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En déplacement en Chine, le président pakistanais, Asif Ali Zardari, s'est engagé à coopérer étroitement avec les autorités chinoises pour lutter contre le terrorisme, rapportent des médias officiels chinois.

Cette promesse survient alors que Pékin a attribué à des éléments formés au Pakistan une attaque commise dans la province troublée du Xinjiang.

Le président pakistanais se trouvait précisément à Urumqi, la capitale de cette province située dans l'extrême ouest de la Chine.

Camps d'entraînement de terroristes au Pakistan

Dans un compte rendu de sa visite et de son entretien, mardi, avec le responsable local du Parti communiste chinois, l'agence officielle de presse Chine nouvelle rapporte mercredi que Zardari a rappelé qu'Islamabad s'opposait à toute forme d'activités terroristes.

Le Xinjiang, où une partie de la communauté ouïghoure, musulmane et turcophone, rejette l'administration chinoise, est frontalière du Pakistan.

Fin juillet, elle a été le théâtre d'une nouvelle vague de tensions qui ont culminé à Kashgar, une ville du sud du territoire, par une attaque à l'arme blanche attribuée par des responsables chinois à des membres du «Mouvement islamique du Turkestan oriental» qui seraient passés par des camps d'entraînement au Pakistan.