Zoom sur les petits partis israéliens

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Tenir les municipales à l'automne 2007 et non en mars 2008 comme le prévoit la loi du 6 décembre, c'est le souhait de Françoise de Panafieu, candidate UMP à Paris, qui affirme que Nicolas Sarkozy partage son point de vue. Mais l'idée a peu d'avenir, selon les observateurs.
Tenir les municipales à l'automne 2007 et non en mars 2008 comme le prévoit la loi du 6 décembre, c'est le souhait de Françoise de Panafieu, candidate UMP à Paris, qui affirme que Nicolas Sarkozy partage son point de vue. Mais l'idée a peu d'avenir, selon les observateurs. — Joël Saget AFP/Archives

 Défense des retraités, légalisation du cannabis, droits des rescapés de la Shoah, protection des petits épargnants, environnement… : une multitude de petits partis ont tenté de se faire entendre aux législatives israéliennes du 28 mars. A ce jour, les ambitions parlementaires de ces petits partis sont restées vaines, puisque dans le passé ils n'ont pas été en mesure de dépasser le seuil requis pour faire partie des 120 députés du Parlement (Knesset), soit 2% du total des voix.
Cette fois cependant, les sondages d'intention de vote laissent entendre que le parti "Alei Yarok", la Feuille verte, en faveur de la légalisation du cannabis, et "Gil" ("âge" en hébreu), qui représente les personnes âgées, pourraient surprendre mardi.
"La politique israélienne est une chose relativement nouvelle", indique la tête de liste d’Alei Yarok, Ohad Shem Tov, certain d'être prochainement élu à la Knesset.
Bien qu'essentiellement renommé pour sa campagne controversée et haute en couleurs, le parti, fondé en 1999, souhaite représenter d'autres intérêts d'une population israélienne jeune et laïque. "Les gens en ont assez du système politique en vigueur", s'insurge Ohed Shem Tov, qui se dit convaincu que de plus en plus d'Israéliens voteront mardi pour une "vraie alternative" aux grands partis.
Parmi les petits partis en lice, figure aussi le parti "Lev" ("coeur" en hébreu), qui cherche à venir en aide aux derniers survivants du génocide perpétré par les nazis contre les juifs, en leur garantissant leurs droits à la compensation et à l'aide médicale.
Le parti de "la guerre contre les banques", lui, table sur la colère des petits épargnants pour réussir, après quatre tentatives infructueuses, de faire son entrée à la Knesset et ainsi, comme l'affirme Eli Lewinger, la tête de liste, "faire s'effondrer l'hégémonie des banques".