Des touristes français à nouveau à l'origine de troubles en Espagne

VIOLENCES Treize Français dont un mineur se sont affrontés avec la police...

Elisa Bertholomey

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La réputation des Français à l’étranger en prend encore un coup. A Lloret de Mar, en Catalogne (Espagne), des touristes se sont affrontés avec les forces de police dans la nuit de mercredi à jeudi, révèle Le Parisien. A l’origine des violences, une simple panne de courant dans une boîte de nuit. Vers deux heures du matin, jeudi, la climatisation du club Le Colossos s’interrompt. A l’intérieur, 1.800 touristes plutôt alcoolisés, sont en train de danser mais la chaleur devient de plus en plus insupportable. Le service de sécurité décide d’évacuer la piste de danse, ce qui provoque la colère des fêtards.

22 blessés, 13 Français interpellés

Très vite, le centre-ville se transforme en champs de bataille. Lancers de bouteilles et de pierres contre des fourgons de police, incendie de conteneurs, saccage de mobilier urbain… La réaction des touristes est extrêmement violente. Au total, 22 personnes sont blessées dont 9 hospitalisées et 20 touristes sont interpellés parmi lesquels treize Français. Ils sont accusés de troubles à l’ordre public, de destruction de mobilier urbain et risquent jusqu’à quatre ans d’emprisonnement.

Les habitants en ont assez

Ce n’est pas la première fois que des heurts de ce genre ont lieu à Lloret de Mar. Dimanche soir, 300 Français se sont battus contre des vacanciers italiens. Et depuis le 18 juillet dernier,

quatre Français sont toujours recherchés pour le meurtre au couteau d’un adolescent de 15 ans

. Les habitants de cette ville de 40.000 habitants (200.000 en été) en ont assez. Depuis trois semaines, une pétition circule pour demander plus de sécurité et de sévérité contre les fauteurs de troubles. Jeudi, le maire a lu une déclaration commune à la majorité et l’opposition dans laquelle il dénonce le comportement de tous ces «vacanciers délinquants». «Ca suffit! Nous sommes indignés par cette situation qui ne peut plus durer. Nous devons revoir notre modèle touristique!»