Colombie: Santos prudent sur un dialogue de paix avec la guérilla

Reuters

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Le président colombien Juan Manuel Santos a indiqué lundi soir qu'il n'ouvrirait un dialogue de paix avec la guérilla qu'en cas de «circonstances appropriées», parmi lesquelles la libération des otages. «Evidemment, je suis intéressé à aboutir à un dialogue de paix, et, en tant que président de la République, je suis ouvert à faire tout ce qui peut mener à un éventuel dialogue, mais seulement, seulement, quand les circonstances appropriées seront réunies», a déclaré Santos lors d'une allocution télévisée.

«Je n'ai autorisé, et je n'autorise, personne à avoir des contacts avec les Farc et l'ELN. Nous ouvrirons la porte au dialogue quand nous serons sârs que la subversion a montré clairement son intérêt à conclure la paix, sans se moquer une nouvelle fois du pays», a-t-il ajouté. Le président conservateur a assuré que les forces gouvernementales continueraient à combattre les rebelles d'inspiration marxistes, qui ont redoublé leurs attaques ces derniers mois, notamment contre l'industrie pétrolière, un secteur clé de l'économie du pays andin.

Cette allocution du chef de l'Etat intervient au lendemain de l'annonce d'une nouvelle stratégie pour combattre la rébellion. Santos a réaffirmé qu'un rapprochement avec les guérilleros adviendrait seulement en cas de libération des otages retenus dans la jungle. La guérilla retient notamment une quinzaine de soldats de l'armée colombienne, certains étant prisonniers depuis plus d'une décennie. Les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et de l'Armée de libération nationale (ELN) avaient par le passé refusé les conditions fixées par Santos pour entamer un dialogue de paix.