Egypte: Doutes sur l'accord entre Wafd et Frères musulmans

Reuters

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Le parti libéral égyptien Wafd n'a pas exclu ce dimanche de rompre son accord électoral avec les Frères musulmans. En juin, le parti Liberté et Justice, émanation de la confrérie des Frères musulmans, a annoncé la conclusion d'un pacte avec le Wafd et seize autres formations politiques dans l'optique des élections législatives qui devraient se tenir en novembre.

Le vice-président du Wafd, Yassine Tageldine, interrogé par Reuters, a déclaré que les Frères musulmans semblaient, depuis, être revenus sur les grandes lignes de la future Constitution égyptienne, sur lesquelles tous les signataires du pacte s'étaient accordés. Pour lui et le Wafd, il ne fait aucun doute que l'accord doit poser clairement les bases d'un Etat laïque.

Rien à voir avec une déclaration de principes, selon les Frères

Les Frères musulmans, pour leur part, estiment que le pacte n'a rien à voir avec une déclaration de principes dans le cadre du débat constitutionnel mais ne concerne que les règles de conduite à tenir par chaque parti avant les élections. Leur numéro deux, Essam el Erian, a souligné qu'il n'était pas question de prendre position sur la future Constitution tant que le Parlement n'aura pas mis en place la commission chargée de la préparer.

Mouvement le mieux organisé et le mieux préparé pour le premier scrutin de l'ère qui s'est ouverte avec la chute du président Hosni Moubarak en février, la confrérie cherche depuis des mois à rassurer ceux qui lui prêtent l'intention d'instaurer la loi islamique en Egypte.