Françaises tuées en Argentine: L'auteur du crime identifié, mais pas localisé

ENQUÊTE l pourrait s'agir de l'un des quatre visiteurs entrés sur le chemin de randonnée peu après les deux touristes...

Corentin Chauvel

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Une voiture transportant le juge Martin Perez, chargé de l'affaire des Françaises tuées en Argentine, emprunte le chemin de randonnée de San Lorenzo où ont été retrouvés les corps des deux touristes,  le 4 août 2011.
Une voiture transportant le juge Martin Perez, chargé de l'affaire des Françaises tuées en Argentine, emprunte le chemin de randonnée de San Lorenzo où ont été retrouvés les corps des deux touristes,  le 4 août 2011. — STR / AFP

L’étau se resserre autour du ou des assassins de Cassandre Bouvier et Houria Moumni, tuées dans la région de Salta, dans le nord de l’Argentine. Un homme aurait ainsi été identifié même s’il n’a pas encore été localisé, rapporte le quotidien argentin La Nacion ce vendredi.

Le suspect, originaire de la région mais vivant à Cordoba, ferait partie des quatre visiteurs qui sont entrés quelques minutes après les deux Françaises sur le chemin de randonnée de San Lorenzo le 15 juillet dernier. La complicité ou non de ses trois accompagnateurs n’a pas encore été établie. Ils sont tous âgés de 24 à 27 ans.

Un lien entre Daniel Vilte et l’assassin?

Jeudi, Daniel Vilte, le deuxième suspect arrêté après la libération d’un loueur de chevaux, a été confronté aux déclarations de deux témoins qui l’ont accusé d’avoir voulu leur vendre une arme similaire à celle du crime. Le maçon a nié, affirmant seulement qu’une personne l’avait contacté pour acquérir une arme de ce type quelques temps avant le meurtre des Françaises, indique La Nacion. Le profil de cet acheteur correspondrait justement au suspect identifié par les enquêteurs.

D’après les autorités, le jardinier arrêté pendant plusieurs heures jeudi n’avait aucun lien avec l’assassinat des Françaises. Interrogé pour une affaire de vol, l’homme de 45 ans avait pourtant des antécédents d’abus sexuels et était en possession d’une arme du même calibre que celle qui a tué les deux touristes, précise Clarin.

Par ailleurs, l’affaire serait très suivie par Nicolas Sarkozy qui appelle la présidente argentine, Cristina Kirchner, tous les jours afin de connaître les avancées de l’enquête, ajoute La Nacion. Une information judiciaire pour «séquestration, assassinats, et viols» a été ouverte en France afin qu’un juge d'instruction français soit désigné pour superviser les investigations.