Syrie: L'armée bombarde Hama pour le sixième jour consécutif

CRISE L'assaut lancé par l'armée syrienne contre Hama a fait au moins 140 morts depuis dimanche, selon les habitants et les organisations des droits de l'homme...

B.D. avec Reuters

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Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur Youtube le 1er août 2011 montrant des chars de l'armée syrienne dans la ville de Hama (Syrie).
Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur Youtube le 1er août 2011 montrant des chars de l'armée syrienne dans la ville de Hama (Syrie). — AFP PHOTO / YOUTUBE

Les chars syriens ont recommencé ce vendredi à bombarder la ville de Hama pour le sixième jour consécutif, rapportent des habitants et des militants des droits de l'homme. «Ils tirent sur le quartier Al Hader et les zones autour de la route d'Alep. L'électricité est toujours coupée», a témoigné un habitant brièvement joint par Reuters via un téléphone satellitaire.

Selon des organisations de défense des droits de l'homme, les forces de sécurité syriennes ont tué jeudi quatre protestataires qui manifestaient après les prières du ramadan près de Damas et dans le sud du pays pour demander le renversement de Bachar el-Assad.

Au moins 140 morts depuis dimanche

Selon Abdoullah Abazeid, membre du Comité de coordination de la révolution syrienne, trois manifestants ont péri et dix autres ont été blessés à Naoua, ville de 80.000 habitants, située à 60 km au nord de Deraa. Les Comités de coordination régionale, un autre groupe d'opposition, ont rapporté qu'un autre manifestant avait été tué dans les faubourgs de Damas, à Kadam, où les forces de sécurité ont tiré sur une foule de protestataires après les avoir encerclés à l'aide de quatre bus.

L'assaut lancé par l'armée syrienne contre Hama a fait au moins 140 morts depuis dimanche, selon les habitants et les organisations des droits de l'homme. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a accusé jeudi soir le régime du président syrien Bachar el-Assad d'avoir provoqué la mort de plus de 2.000 personnes depuis le début de la répression des manifestations pacifiques il y a cinq mois. Damas a ignoré la déclaration adoptée mercredi soir par le Conseil de sécurité des Nations unies appelant à la fin des violences contre les civils.