Explosion et fusillade à Oslo: Revivez les événements de la journée de vendredi

20minutes.fr
— 
Le centre-ville d'Oslo, en Norvège, après une explosion, le 22 juillet 2011.
Le centre-ville d'Oslo, en Norvège, après une explosion, le 22 juillet 2011. — Øyvind Tveter / Aftenposten
Une puissante explosion d'origine inconnue a ravagé le quartier du gouvernement norvégien dans le centre d' Oslo ce vendredi, faisant plusieurs blessés. Plusieurs bâtiments publics, y compris les bureaux du Premier ministre Jens Stoltenberg, ont été endommagés, rapporte un journaliste de Reuters. Le chef du gouvernement est sain et sauf, a précisé l'agence de presse norvégienne NTB.

La déflagration a soufflé de nombreuses fenêtres de l'immeuble de 17  étages  qui abrite les bureaux de Jens Stoltenberg, ainsi que les  façades de  plusieurs ministères situés à proximité, dont le siège du  ministère du  Pétrole, qui a pris feu. La police d'Oslo a indiqué dans  un  communiqué qu'une «puissante explosion [avait] eu lieu vers 15h26 ce   vendredi après-midi, dans le quartier du siège du gouvernement. Tout  le personnel de secours sont sur place et la police tentent d'obtenir un  aperçu de la situation.»

Panique

La police a entièrement  bouclé le quartier où se trouvent notamment le bureau du Premier  ministre, le ministère des Finances ainsi que la rédaction de Verdens  Gang (VG), le plus grand tabloïde du pays. Les images des  télévisions norvégiennes montraient le siège du Premier ministre et  d'autres immeubles totalement défigurés, des trottoirs jonchés de bris  de verre, de la fumée s'élevant du quartier et une demi-douzaine  d'ambulances jaunes. L'endroit précis où s'est produite l'explosion n'était pas immédiatement connu.

Le correspondant de Reuters Walter Gibbs a compté au moins huit   blessés. On peut  apercevoir l'épave d'une voiture calcinée devant un  bâtiment. «C'est sûrement une bombe», a déclaré un témoin de  l'explosion,  Kjersti Vedun. «Les gens ont pris la fuite, paniqués. J'ai  compté au  moins 10 blessés.»

La Norvège, membre de l'Otan, a été  plusieurs fois menacée par le  passé par des dirigeants d'Al-Qaida pour  son implication dans la guerre  en Afghanistan.