Triple attentat de Bombay: Les enquêteurs toujours à la recherche d'indices

ENQUÊTE es pluies torrentielles de la mousson qui se sont abattues ces dernières 48h pourraient faire disparaître des indices essentiels sur les lieux des explosions...

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Des victimes de l’explosion, qui a eu lieu le 13 juillet à Bombay, sont emmenées par camion à l’hôpital.
Des victimes de l’explosion, qui a eu lieu le 13 juillet à Bombay, sont emmenées par camion à l’hôpital. — AP / SIPA

La police indienne se démenait ce vendredi pour tenter de démasquer les auteurs du triple attentat de Bombay qui a fait 17 morts mercredi soir, mais aucun indice ne permettait encore de faire avancer une enquête qui s'annonce difficile. Les enquêteurs craignaient que les pluies torrentielles de la mousson qui se sont abattues dans la capitale financière de l'Inde depuis les dernières 48h fassent disparaître des indices essentiels sur les lieux des explosions.

La police a commencé à étudier les enregistrements de caméras de vidéosurveillance issues des trois endroits visés en pleine heure de pointe, des quartiers commerçants animés dans le sud de Bombay et un autre résidentiel, plus au nord. Le travail d'équipes de l'identité judiciaire sur des débris prélevés in situ a révélé que les bombes, dissimulées dans les rues bondées, étaient composées de nitrate d'ammonium, un fertilisant fréquemment utilisé dans la fabrication d'engins explosifs artisanaux.

La mousson entrave les efforts de la police scientifique

Jeudi soir, le chef de la brigade antiterroriste de l'Etat du Maharashtra, dont Bombay est la capitale, a reconnu que la mousson entravait les efforts de la police scientifique. «A cause de la pluie, il va leur falloir un peu plus de temps pour nous fournir de nouvelles précisions sur les engins explosifs», a admis Rakesh Maria lors d'une conférence de presse.

Le ministre de l'Intérieur, P. Chidambaram, a estimé jeudi que les responsables de l'attentat étaient peut-être «un très petit groupe travaillant dans la clandestinité», sans donner plus de précisions. De précédents attentats ayant frappé l'Inde ont été imputés dans le passé à deux groupes islamistes: celui des «Moudjahidine indiens» et le Laskhar-e-Taïba (LeT), installé au Pakistan. New Delhi a accusé ce dernier d'avoir perpétré les sanglants attentats à Bombay à novembre 2008, qui avaient fait 166 morts.

La presse indienne résumait ce vendredi matin l'état d'avancée de l'enquête par ces titres: «La police dans le brouillard» ou «Le gouvernement dans l'obscurité».