Libye: L'Otan continuera les bombardements pendant le ramadan

Avec Reuters
— 

L'Otan a indiqué mardi qu'elle continuerait à bombarder la Libye pendant le mois de jeûne du ramadan si les forces de Mouammar Kadhafi menaçaient encore des populations civiles, tout en prônant un règlement pragmatique du conflit dans les meilleurs délais possibles. «Nous devons attendre de voir si les forces de Kadhafi persistent dans leurs pilonnages aux dépens du peuple libyen», a dit le lieutenant-colonel Mike Bracken, porte-parole militaire de l'Alliance atlantique auquel on demandait si la campagne se poursuivrait durant le ramadan, qui intervient en août.

«Si elles continuent et que nous craignons de voir la vie des Libyens en danger (...) l'Otan invoquera son mandat pour les protéger», a-t-il ajouté. Oana Lungescu, autre porte-parole de l'Alliance, a exprimé l'espoir que les troupes de Kadhafi mettent fin à leurs attaques non seulement pour le ramadan, mais dès maintenant, et que des progrès interviennent lors d'une réunion du Groupe de contact sur la Libye prévue vendredi à Istanbul.

«Comme nous l'avons dit dès le départ, il faut trouver une solution politique à ce conflit et le plus tôt sera le mieux». «Le Groupe de contact peut contribuer de façon déterminante à une solution politique répondant aux aspirations légitimes du peuple libyen», a dit Oana Lungescu.

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, qui doit participer à la réunion avec des ministres des Affaires étrangères occidentaux et arabes ainsi que des dirigeants de l'opposition libyenne, appelle de ses voeux des idées «réalistes et pragmatiques», a-t-elle ajouté. La semaine dernière, le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khaled Kaim, a estimé qu'une solution du conflit était possible avant le début du ramadan. Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a dit espérer pour sa part que l'on définisse le cadre d'un règlement.

Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a déclaré mardi que la communauté internationale était en contact avec des émissaires libyens selon lesquels le colonel Kadhafi serait prêt à quitter le pouvoir.