Affaire DSK: Une libération qui passe un peu inaperçue dans les médias américains

JUSTICE Les Américains sont plus passionnés par la fête nationale du 4 juillet et un autre procès...

De notre reporter à New York, Bérénice Dubuc

— 

Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair sortent d'un restaurant, à New York, le 1er juillet 2011.
Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair sortent d'un restaurant, à New York, le 1er juillet 2011. — Aaron Showalter/Sipa Press

La remise en liberté de Dominique Strauss-Kahn, vendredi, n’a pas seulement fait les gros titres de la presse française. Ce samedi matin, la presse new-yorkaise s’en fait également l’écho: le Wall Street Journal titre sur cet «étonnant rebondissement», et revient dans ses pages sur les événements de la veille, tout comme le New York Times, qui en fait également sa Une.

Le New York Post, comme a son habitude, va plus loin, son site Internet affirmant même que la victime présumée, Nafissatou Diallo est une prostituée

Cependant, l’information est noyée par les autres informations de la journée, et notamment la tenue en parallèle d’un autre procès retentissant : celui de Casey Anthony, cette mère de 25 ans qui est accusée d’avoir tué sa fille Caylee, 2 ans, en 2008.

Week-end de l'«Independence day»

Depuis le 9 mai dernier, le procès qui se tient à Orlando est retransmis sur Internet, et âprement commenté par les télévisions partout à travers les Etats-Unis. La jeune femme, peut-être la plus détestée de l’Amérique, risque la peine de mort, et les plaidoiries doivent avoir lieu demain dimanche.

Autre raison de cette pointe de désintérêt médiatique: le début du week-end du 4 juillet, la fête nationale américaine. Traditionnellement, les Américains rejoignent leur famille pour fêter cet «Independence Day» à grand renfort de défilés, de barbecues, de pique-niques, de concerts, et les cérémonies et rassemblements politiques sont également foison.

Cette année, le 4-Juillet tombe lundi, mais le week-end entier est lui aussi chômé, et s’ils fonctionnent, les médias le font au ralenti. Comme le dit un chauffeur de taxi new-yorkais: «On ne verra que les gros titres!».