Amnesty dénonce le «harcèlement» dont sont victimes les avocats chinois

Avec Reuters

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Amnesty International dénonce ce jeudi les «mesures sans concessions prises par les autorités chinoises pour restreindre l'indépendance des gens de loi et se débarrasser des avocats spécialisés dans les affaires relatives aux droits humains».

«Craignant de voir éclater une 'Révolution du Jasmin' inspirée par le printemps arabe, le gouvernement a arrêté un très grand nombre de détracteurs du gouvernement, de militants et de cybercitoyens depuis le mois de février», dit l'organisation dans un communiqué. »

«Moyens visant à les réduire au silence»

«Dans le cadre de cette répression, il opère un vaste coup de filet ciblant les avocats dont le travail est axé sur des questions telles que la liberté de religion, la liberté d'expression et les droits fonciers.»

«Les avocats spécialisés dans la défense des droits humains sont de plus en plus victimes de moyens d'action visant à les réduire au silence, notamment à la suspension ou l'annulation de leurs licences, au harcèlement, à la disparition forcée, voire à la torture», s'est indignée Catherine Baber, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International.

«Ces soi-disant disparitions forcées n'existent pas»

Sur les 204.000 avocats exerçant en Chine, seules quelques centaines prennent le risque de travailler sur des affaires liées aux droits de l'homme, poursuit l'organisation dans son communiqué.

«Je tiens à souligner que la Chine est un pays régi par l'état de droit. Ces soi-disant disparitions forcées et détentions arbitraires n'existent pas», a rétorqué un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères lors d'un point de presse.