Bini Smaghi juge intéressante l'idée française sur la Grèce

Reuters

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Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la Banque centrale européenne, juge «intéressante» l'idée française pour la participation des banques à la résolution de la dette grecque mais met en garde contre le risque que cela soit interprété comme une événement de crédit.

Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé lundi les grandes lignes d'un plan prévoyant la participation du secteur privé à la résolution de la crise grecque, un montage qui sert actuellement de base de discussions en Europe pour éviter un défaut de paiement de la Grèce.

Créer une stimulation

«Les négociations sont en cours», déclare Lorenzo Bini Smaghi dans une interview à paraître lundi dans Les Echos. «C'est une première. Il faudra attendre les résultats. Ce qui est important est l'objectif d'une participation volontaire, basée sur une coordination qui assure une masse critique».

Prié de dire ce qu'il entend par «masse critique», il précise qu'il importe «que le nombre d'établissements participants soit important, de manière à créer une stimulation chez d'autres à rejoindre le mouvement».

«La solution proposée par la France s'apparente à un prêt syndiqué réunissant plusieurs banques. C'est une proposition intéressante, mais il faut bien vérifier qu'elle est cohérente avec le cadre imposé : pas d'événement de crédit», ajoute-t-il.