Radio Entasi, le média « pirate » qui relaie l'onde de choc

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« On est pirate ! » Sophia ne trouve pas d'autre mot pour présenter son équipe. Cette jeune femme est l'une des nombreuses bénévoles à s'occuper du fonctionnement de Radio Entasi (« beaucoup de décibels »), le seul véritable média des « indignés » grecs en dehors de leur site Internet.
« Les médias grecs ne sont pas du tout objectifs à propos de la situation actuelle, ils ne viennent pas nous voir, ne nous donnent pas la parole, alors Radio Entasi, c'est notre voix », explique Mimi, ex-enseignante au chômage. Depuis peu la radio a déplacé son studio en extérieur, au cœur même du campement de la place Syntagma et de ses « indignés ».
Si elle est fière de son succès, l'équipe de Radio Entasi n'entend pas non plus emprunter un jour la voie de la légalité. « On veut éviter la bureaucratie, la publicité, les subventions, et être libres de promouvoir nos idées, nos pensées, sans aucune contrainte », souligne Sophia, dont la conclusion rejoint son introduction : « On veut simplement rester pirate. »à Athènes, C. C.