Berlusconi en campagne: impossible d'échapper à ses affiches

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Jules César, Napoléon, et même Jésus-Christ. Silvio Berlusconi et ses troupes ne reculent devant aucune comparaison pour dresser le bilan des cinq années du « Cavaliere » à la tête de l'Italie.

« Je suis le Jésus-Christ de la politique, une victime patiente qui (...) se sacrifie pour tous », a lancé le Premier ministre samedi, jour du coup d'envoi officiel de la campagne pour les législatives des 9 et 10 avril.

Devancé dans les sondages, Berlusconi, 69 ans, tente par tous les moyens de grappiller les quatre points qui le séparent de son principal adversaire, le leader de la gauche unie, Romano Prodi.

Propriétaire d'un empire médiatique, Berlusconi s'est invité sur toutes les chaînes, privées et publiques. Début janvier, il est apparu plus de trois heures sur le petit écran, contre huit minutes pour Prodi.

Une stratégie qui a permis à sa coalition, la Maison des Libertés, de gagner deux points dans les sondages.

Mais le début de la campagne coïncide aussi avec l'entrée en vigueur d'une loi de contrôle du temps d'antenne de chaque candidat.

Désormais privé de passages télé à outrance, le visage jovial et lifté de Berlusconi s'étale pourtant toujours... sur tous les murs. Là encore, la gauche peine à se faire une place.

Difficile de rivaliser avec l'homme le plus riche de la péninsule. Selon les estimations de la presse, Berlusconi devrait dépenser 200 millions d'euros pour sa campagne. Un chiffre colossal comparé aux 6 à 8 millions annoncés par l'Unione de Romano Prodi.

Camille Langlade, correspondante à Rome (Italie)