Sarkozy se montre optimiste sur la libération de Gilad Shalit

ENLÈVEMENT e chef de l'État a reçu le père du soldat franco-israélien, enlevé en juin 2006 à la lisière de la bande de Gaza...

B.D. avec Reuters

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Photo non datée du soldat israélien Gilad Shalit, diffusée par sa famille le 3 juillet 2006.
Photo non datée du soldat israélien Gilad Shalit, diffusée par sa famille le 3 juillet 2006. — no credit

Il y croit. Le soldat franco-israélien Gilad Shalit, capturé à la lisière de la bande de Gaza en juin 2006, pourrait être libéré très bientôt grâce à la réconciliation entre le Fatah et le Hamas, a estimé ce vendredi Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat a reçu le père du militaire pour faire le point sur les efforts en cours pour obtenir sa libération après l'accord conclu entre les islamistes du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza et le Fatah, qui règne sur la Cisjordanie.

«Il nous a parlé des efforts en cours pour Gilad et répété qu'il n'abandonnerait pas et resterait mobilisé jusqu'à sa libération. Il s'est dit optimiste qu'elle interviendrait très bientôt», a déclaré Noam Shalit à sa sortie de l'Elysée. «Il nous a dit penser que l'accord de réconciliation (entre le Fatah et le Hamas) était un élément favorable pour la libération de Gilad», a-t-il ajouté.

La reconnaissance de l’Etat palestinien «problématique» dans ces conditions

Noam Shalit a dit espérer que les changements en cours dans le monde arabe contribueraient à une libération rapide de son fils. Mais il a aussi indiqué à Nicolas Sarkozy qu'«il serait problématique que la France reconnaisse un Etat palestinien qui continuera à commettre ces crimes et à détenir un otage franco-israélien».

Nicolas Sarkozy a déclaré récemment que la France était prête à «prendre ses responsabilités sur la question centrale de la reconnaissance de l'Etat palestinien» si les pourparlers de paix avec Israël restaient au point mort en septembre prochain, au moment où l'assemblée générale de l’ONU doit en débattre.

Le président français a rencontré à plusieurs reprises depuis son arrivée à l'Elysée les parents de Gilad Shalit et leur avait écrit en août dernier à l'occasion du 24e anniversaire de celui qu'il considère «non pas comme un prisonnier de guerre (...) mais un otage». Les parents du soldat ont déposé lundi dernier une plainte contre X à Paris visant le Hamas pour enlèvement et séquestration. Nicolas Sarkozy n'a pas fait allusion ce vendredi à cette action judiciaire «mais nous l'avions informé il y a longtemps de notre intention de la lancer», a encore dit Noam Shalit.

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