France 24 victime d'une manipulation autour de l'ambassadrice de Syrie?

POLÉMIQUE a directrice adjointe de la rédaction de la chaîne d'informations a indiqué que France 24 poursuivra en justice toutes les personnes et services officiels qui en seraient à l'origine...

B.D. avec Reuters

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L'ambassadrice de Syrie en France,  Lamia Chakkour, prête serment face au président syrien, Bachar al-Assad, à Damas, le 24 août 2008.
L'ambassadrice de Syrie en France, Lamia Chakkour, prête serment face au président syrien, Bachar al-Assad, à Damas, le 24 août 2008. — AFP PHOTO/HO/SANA

France 24 pourrait avoir été bernée. La chaîne d’informations en continu a déclaré ce mercredi avoir été vraisemblablement victime d'une manipulation ou d'une provocation lors de l'annonce de la démission de l'ambassadrice de Syrie de France, qui a été démentie par la suite.

Une femme disant être la représentante du régime de Damas à Paris, Lamia Chakkour, avait annoncé mercredi sur la chaîne publique internationale qu'elle démissionnait de ses fonctions. Mais l'ambassadrice de Syrie en France avait démenti par la suite, devant une caméra de BFM-TV et dans les locaux de l'ambassade, avoir démissionné, accusant une femme de s'être fait passer pour elle et menaçant de porter plainte.

«Aucune raison de remettre en question la crédibilité du témoignage»

Lamia Chakkour a également démenti avoir démissionné «lors d'un contact téléphonique avec un haut fonctionnaire» du Quai d'Orsay, a déclaré Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. «On peut penser que vraisemblablement, nous avons été victimes d'une manipulation», a déclaré sur France Info Renée Kaplan, directrice adjointe de la rédaction de France 24. «Il faut dire que jusqu'au moment où l'interview face caméra a été diffusée sur BFM, très tard hier soir, il n'y avait aucune raison de remettre en question la crédibilité du témoignage», a-t-elle ajouté.

Renée Kaplan a expliqué que la rédaction avait appelé, pour faire l'enregistrement audio de la présumée ambassadrice, «un numéro qui nous avait été fourni par le service de presse de l'ambassade elle-même». «Ça reste très confus, ça reste très troublant. Nous n'excluons pas la manipulation, ni la provocation et si c'est le cas, France 24 poursuivra en justice toutes les personnes et services officiels qui en seraient à l'origine», a dit Renée Kaplan.