La France prête à demander une résolution de l'ONU

Faustine Vincent

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Alain Juppé et Ban Ki-moon, hier au siège de l'ONU, à New York.
Alain Juppé et Ban Ki-moon, hier au siège de l'ONU, à New York. — M. BEBETO / AP / SIPA

« En Syrie, le processus de réformes est mort et nous pensons que Bachar [al Assad] a perdu sa légitimité », a affirmé le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, lundi à Washington. La France est prête à demander au Conseil de sécurité de l'ONU le vote d'une résolution condamnant la répression en Syrie. Le projet de résolution avait été proposé à la fin mai par Paris, Berlin, Londres et Lisbonne. Son adoption « est une question de quelques jours », assure une source diplomatique à Paris.

Fin immédiate des violences
La Chine et la Russie, qui disposent d'un droit de veto, ont toutefois fait savoir qu'elles n'étaient pas favorables à l'idée d'un texte revenant, selon elles, à une ingérence dans les affaires syriennes. Alain Juppé estime qu'au moins onze pays voteront en faveur de la résolution et espère que cela incitera les Russes à changer d'avis. Le projet de résolution exige la fin immédiate des violences contre les manifestants en Syrie et la coopération de Damas avec une enquête de l'ONU sur des atteintes présumées aux droits de l'homme. Les Etats-Unis et l'Europe ont déjà imposé des sanctions aux principaux dirigeants du régime syrien, dont Bachar al-Assad.

Démission

L'ambassadrice de Syrie en France, Lamia Shakkour, a annoncé hier sa démission en signe de protestation contre les violences dans le pays.