Israël accuse Bachar al-Assad

— 

Hier, à la frontière entre la Syrie et Israël, dans le Golan.
Hier, à la frontière entre la Syrie et Israël, dans le Golan. — O. BALITY / AP / SIPA

Les responsables israéliens ont accusé Bachar al-Assad d'avoir encouragé des centaines de Palestiniens à marcher hier sur le plateau du Golan (conquis en 1967 par l'Etat hébreu) afin de détourner l'attention internationale de la répression sanglante des manifestations. Les soldats israéliens ont tiré sur eux, faisant 13 morts et 220 blessés, selon la télévision publique syrienne.

Au moins 70 manifestants

tués, vendredi
Des dizaines de milliers de personnes sont descendues samedi dans les rues d'Hama – ville où Hafez al-Assad, le père de l'actuel président, avait réprimé dans le sang un soulèvement islamiste il y a vingt-neuf ans. Ils venaient assister aux funérailles des victimes des violences de la veille. Vendredi, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à la sortie de la grande prière hebdomadaire. Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur la foule. Au moins 70 manifestants hostiles au régime du président Bachar al-Assad ont été tués, ce qui fait de cette journée une des j plus sanglantes en onze semaines de révolte. « La colère gronde en ville. Le peuple ne veut plus vivre dans le silence et la peur. Toute la ville est fermée aujourd'hui et les gens appellent à une grève générale de trois jours », a déclaré par téléphone Omar, un opposant.
Les organisations de défense des droits de l'homme évaluent à plus d'un millier le nombre total de victimes de la répression de la révolte populaire contre le régime, sévèrement dénoncée à l'étranger, notamment en Occident.