Syrie: L'opposition appelle la communauté internationale à augmenter la pression sur Bachar al-Assad

REVOLTE Le président syrien poursuit sa répression sanglante et sa proposition de dialogue a été dénoncée comme «une farce» par l'opposition...

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Bachar al-Assad au Parlement syrien, le 30 mars.
Bachar al-Assad au Parlement syrien, le 30 mars. — SANA / AP / SIPA

Des représentants de l'opposition syrienne en Europe, réunis à Bruxelles, ont appelé dimanche la communauté internationale à augmenter la pression sur le président Bachar al-Assad, appelant en même temps à des enquêtes indépendantes sur la sanglante répression des manifestations.

«Il y a un besoin de davantage de pression sur le régime», ont estimé lors d'un point presse les organisateurs de la «Coalition nationale de soutien à la révolution syrienne», une conférence qui a réuni samedi et dimanche plus de 200 personnes issues de la diaspora syrienne à l'étranger.

«Il est très important d'imposer l'isolation diplomatique au régime syrien, et de ne pas lui permettre d'être représenté dans les instances internationales», ont-ils ajouté.

L'UE et les Etats-Unis notamment ont imposé ces dernières semaines des sanctions visant Bachar al-Assad et ses proches.

Pas de dialogue

La création par le président syrien d'un organisme chargé de lancer le «dialogue national» a été dénoncée comme «une farce».

«On ne peut pas parler actuellement de dialogue national», alors que la répression bat son plein en Syrie, ont-ils estimé.

La conférence a été organisée dans la foulée de celle qui s'est déroulée mercredi dernier à Antalya en Turquie. D'autres conférences seront organisées ailleurs à l'étranger prochainement, a expliqué à l'AFP l'un des organisateurs, le docteur Bassem Hatahet.

Mercredi à Antalya, un «Congrès pour un changement en Syrie» avait déjà réuni quelque 300 opposants. Dans un communiqué, les participants avaient exigé une "démission immédiate» du président syrien et appelé à des élections parlementaires et présidentielle libres en Syrie.

Venu à Bruxelles participer à la conférence, Badreldian Bahrou, un dentiste résidant en Arabie Saoudite et qui était déjà à Antalya, se dit «sûr que Bachar al-Assad va partir. La question est de savoir quand et à quel prix».