Des violences entachent la «nakba» palestinienne

PROCHE-ORIENT Des affrontements ont fait au moins douze morts...

Faustine Vincent

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Les troupes israéliennes bloquent un défilé palestinien à Jérusalem.
Les troupes israéliennes bloquent un défilé palestinien à Jérusalem. — LEVINE / SIPA

Un sanglant dérapage? Des violences ont marqué dimanche la commémoration de la «Nakba», la «catastrophe» que représente, pour les Palestiniens, la création de l'Etat hébreu en 1948. Cet événement avait provoqué l'exode de 760.000 Palestiniens, réfugiés dans les pays arabes frontaliers. Ces affrontements, qui se sont déroulés aux confins d'Israël, du Liban, de la Syrie et de la bande de Gaza, ont fait au moins douze morts et des dizaines de blessés. Des groupes Facebook avaient appelé à lancer une «troisième Intifada».

«Pure provocation», selon Tsahal

Les forces israéliennes ont ouvert le feu sur des réfugiés palestiniens venus de Syrie [ce pays abrite 470 000 réfugiés palestiniens] qui voulaient franchir la clôture frontalière érigée sur les hauteurs du Golan occupé, faisant deux morts et plusieurs blessés. A la frontière entre le Liban et Israël, dix autres Palestiniens ont été tués et une centaine blessés par des tirs de soldats israéliens.

Ceux-ci voulaient empêcher des manifestants de pénétrer en Israël, une «pure provocation», selon l'armée israélienne. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a déclaré espérer «que le calme et la sérénité reviendront rapidement», mais qu'Israël était «résolu à défendre [ses] frontières et [sa] souveraineté».