Le Conseil de l'Arctique veut coopérer face aux défis à relever

Reuters
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Les pays riverains de l'Arctique  se sont engagés jeudi à protéger leur fragile patrimoine commun en  prenant des mesures de coopération au moment où la fonte des glaces  aiguise les appétits d'exploitation des ressources de la région.

Le Conseil de l'Arctique, composé de huit pays riverains et de  représentants des peuples autochtones de l'Arctique, a signé un accord  qui répartit les responsabilités en matière d'opérations de recherche et  de sauvetage.

Il s'est aussi engagé à étudier de nouveaux moyens de prévenir et de gérer d'éventuelles marées noires futures.

Accord sur les opérations de recherche et de sauvetage

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton, qui dirigeait la délégation  américaine à la réunion du Conseil à Nuuk, la petite capitale du  Groânland, a dit que la responsabilité humaine dans le changement  climatique ne faisait pas de doute.

«Les défis à relever dans la région ne sont pas seulement  écologiques, a-t-elle dit. Nous savons que les décisions que nous  prenons actuellement auront des prolongements durables, nous tenons donc  à prendre les bonnes».

Le Conseil de l'Arctique s'efforce d'améliorer la gouvernance et la  coopération parmi ses membres. Il regroupe les Etats-Unis, le Canada, la  Russie, la Norvège, la Finlande, l'Islande, la Suède et le Danemark,  qui assume la politique étrangère du Groënland, ainsi que des  organisations autochtones.

Les compagnies maritimes et pétrolières cherchent à développer leurs  activités dans l'Arctique

L'accord sur les opérations de recherche et de sauvetage constitue le premier engagement contraignant du conseil.

Selon des responsables, il pourrait servir de modèle à de futurs  accords sur des questions moins consensuelles comme l'exploration et le  développement énergétiques dans une région qui, selon les estimations,  recèle près de 25% des réserves mondiales de pétrole et de gaz non  encore exploitées.

L'accord sur les opérations de recherche confère aussi des  responsabilités aux Etats-Unis, au Canada, à la Russie, au Danemark et à  la Norvège en ce qui concerne des zones allant jusqu'au pôle Nord - en  évitant la question épineuse de savoir aux territoires de quels pays  elles sont censées appartenir.

Les compagnies maritimes et pétrolières cherchent à développer leurs  activités dans l'Arctique, où le recul régulier de la banquise d'été  ouvre de nouvelles routes à la navigation et où la hausse des  températures menace des espèces comme les ours polaires ainsi que les  modes de vie fondés sur la chasse.

Le Conseil a préconisé de nouvelles mesures pour le contrôle de  polluants tels que la suie et le méthane, dont l'impact est  particulièrement fort dans l'Arctique. Il demande aussi que l'on prépare  dès à présent un accord visant à renforcer la prévention et les  méthodes de traitement des fuites de pétrole en mer.