Syrie: l'armée pénètre à Homs et poursuit ses opérations à Banias

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L'armée syrienne a pénétré dimanche à l'aube dans les quartiers contestataires de la ville industrielle de Homs, dans le centre de la Syrie, et poursuivait ses opérations à Banias, sur la côte méditerranéenne, ont affirmé des militants des droits de l'Homme.

Les militaires, qui avaient pris position depuis vendredi avec des chars dans le centre de Homs, à 160 km au nord de Damas, ont pénétré samedi soir et dimanche à l'aube dans plusieurs quartiers tenus par les opposants au régime de Bachar al-Assad, comme Bab Sebaa et Baba Amr, après avoir coupé l'éléctricité et les communications téléphoniques, selon un militant.

Il a indiqué que, dans ces deux quartiers, des tirs de mitrailleuses lourdes étaient entendus.

Selon une vidéo publiée sur Youtube, on voit des camions remplis de militaires se diriger dans la nuit vers Bab Sebaa.

D'après l'organisation des droits de l'Homme Insan, 16 manifestants avaient été tués vendredi à Homs quand les forces de sécurité avaient ouvert le feu sur une manifestation qui arrivait à Bab Dreib, dans le centre-ville.

Par ailleurs, selon Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, les communications téléphoniques, l'électricité et l'eau étaient coupées à Banias. "La ville est isolée du monde extérieur et dans les quartiers sud de la ville, place forte des contestataires, il y a des tireurs embusqués sur les toits".

Samedi, il y a eu des perquisitions et des arrestations de blessés qui se trouvaient à l'hôpital al-Jamiya, dans les quartiers sud.

M. Abdel Rahmane a mis en garde contre "une catastrophe humanitaire dans les quartiers sud" où vivent, selon lui, 20.000 personnes. La ville compte 50.000 habitants.

Au moins six personnes ont péri samedi à Banias: quatre femmes réclamant la libération de détenus ont été tuées par les forces de sécurité, selon un militant, puis deux personnes l'ont été en fin de journée, selon un bilan donné par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme qui n'était pas en mesure de préciser l'origine des tirs.