Afghanistan: L'Otan assure avoir tué son «ennemi public n°2»

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La force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf) a affirmé ce mardi avoir tué son «ennemi public» numéro deux en Afghanistan, un Saoudien d'Al-Qaïda, dans un bombardement à la mi-avril.

L'Isaf indique dans un communiqué que «la deuxième de ses cibles les plus recherchées en Afghanistan a été tuée le 13 avril lors d'un bombardement» dans la province de Kunar" (est), un «fait marquant» dans la lutte contre Al-Qaida.

L'homme, Abu Hafs al-Najdi, également connu sous le nom d'Abdul Ghani, un «haut responsable d'Al-Qaida» de nationalité saoudienne, avait selon la force coordonné «de nombreuses et importantes attaques» rebelle en Afghanistan.

Ciblé depuis 2007

Abu Hafs al-Najdi fait partie de la liste des 85 personnes les plus recherchées par gouvernement saoudien, selon le site internet du ministère de l'Intérieur.

Interrogé par l'AFP, une porte-parole de l'Isaf, le major Michael Johnson, n'a pas souhaité fournir plus de détails sur l'attaque du 13 avril, ni indiquer qui figurait en tête de la liste des insurgés recherchés par l'Isaf.

Al-Najdi opérait notamment depuis Kunar et voyageait régulièrement entre l'Afghanistan et le Pakistan, selon l'Isaf, qui le ciblait «depuis 2007».

«Il dirigeait les activités d'Al-Qaida dans la province» de Kunar, ajoute l'Isaf, citant le recrutement, l'entraînement et l'affectation des combattants, la collecte d'armes et la planification de nombreuses et importantes attaques contre les forces afghanes et de la coalition internationale.

Plus de 25 chefs islamistes tués en un mois

Il facilitait également la circulation de fonds entre des chefs talibans établis au Pakistan et leurs commandants en Afghanistan, permettant d'augmenter la capacité en armes de nombreux groupes talibans locaux, selon la force.

De «nombreux autres rebelles», dont un autre responsable d’Al-Qaida, «Waqas», avec lequel il coordonnait des attaques, ont été tués avec lui le 13 avril, ajoute l'Isaf, qui affirme avoir tué plus de 25 chefs et combattants du réseau islamiste au cours du dernier mois.

Début avril, le Wall Street Journal avait indiqué que des combattants arabes d’Al-Qaida s'étaient réinstallés dans l'est afghan, le long de la frontière pakistanaise, profitant du retrait progressif des forces américaines.

L'Isaf avait démenti ces informations. «Dire qu'Al-Qaïda s'est implanté en Afghanistan est exagéré», avait alors assuré un de ses porte-parole.