Syrie: Alain Juppé dénonce une répression «aveugle et brutale»

MONDE La France condamne la répression...

E.M. avec Agences

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J.P. CLATOT / AFP

 Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a condamné de nouveau «une répression aveugle et brutale» en Syrie. 

«Les responsables et les auteurs de ces crimes devront répondre de leurs acte», a-t-il déclaré dans un communiqué. Le ministre «instamment les autorités syriennes à renoncer à l'usage de la violence et à respecter les droits et libertés fondamentales de leurs citoyens conformément à leurs engagements internationaux, particulièrement le droit de manifester pacifiquement et la liberté de la presse».

Pour Alain Juppé, «seul un dialogue politique inclusif et des réformes répondant aux aspirations légitimes du peuple syrien peuvent permettre de préserver la stabilité du pays, qui est dans l'intérêt de tous.»

 

Tirs de police

Les forces de sécurité syriennes ont ouvert le feu samedi sur des manifestants, tuant au moins trois personnes dans un faubourg de Damas, rapportent des témoins. 

D'autres témoins ont indiqué que des tirs à balles réelles ont également eu lieu contre des personnes qui tentaient de rejoindre une manifestation de plusieurs milliers de personnes dans la ville d'Izra'a dans le sud de la Syrie.

Milliers de manifestants

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées samedi à Damas à l'occasion des funérailles des dizaines d'opposants qui ont été abattus par les forces de sécurité en Syrie, vendredi.

 

La France s’est dite un peu plus tôt dans la matinée «vivement préoccupée» par la situation en Syrie. Elle avait demandé l'arrêt immédiat de l'usage de la violence contre les manifestants». 

«Les autorités syriennes doivent renoncer à l'usage de la violence contre leurs citoyens. Nous les appelons à nouveau à engager sans délai un dialogue politique inclusif et à mettre en œuvre les réformes qui répondent aux aspirations légitimes du peuple syrien», avait déclaré la porte-parole adjointe du Quai d'Orsay dans un communiqué. La diplomatie française réclamait que la levée de l'état d'urgence se traduise «dans les faits».

Barack Obama avait de son côté appelé vendredi Bachar al Assad à mettre fin à la violence contre les manifestants. Le président des Etats-Unis avait également accusé la Syrie de demander l'aide de l'Iran dans la répression.